GFI, grand gagnant de la décennie 10-20 ?

GFI, grand gagnant de la décennie 10-20 ?

Les ESN françaises se portent bien. La décennie qui s’achève, commencée dans la morosité des « subprimes » et l’incertitude quant à la pérennité de nos champions ESN, s’achève finalement en fanfare. Après la fusion Sopra Steria qui a créé un nouveau poids lourd approchant des 5 milliards d’euros de CA, après la consolidation d’Atos et surtout de Capgemini, nouveau géant de l’IoT et de la R&D externalisée avec le rachat d’Altran, voici un nouveau venu dans le club fermé des grands groupes européens, un peu inattendu à vrai dire : GFI !

Qui pouvait penser en 2010 que GFI, ESN « moyenne » réalisant un CA de 650M€, difficilement sortie de la crise financière et d’une OPA hostile de la part de Fujitsu, dotée d’un profil très « franco-français », allait s’installer au sommet 10 ans plus tard avec un revenu qui devrait dépasser les 2,5 milliards d’euros en 2020, dont plus de 50% à l’international ?

Consolidation en France d’un profil mixte ESN/éditeur applicatif et développement accéléré en Europe dans le cadre d’une stratégie géographique que l’on pourrait qualifier – avec un peu d’humour – de « Charles-Quintesque » (Belgique/Espagne/Portugal/Amérique Latine) : tels sont les 2 axes majeurs de la stratégie du PDG Vincent Rouaix et de ses troupes.

Hors France, en effet, GFI est maintenant bien installé, non loin du top 5 en Belgique avec RealDolmen, clairement dans le top 5 dans la péninsule ibérique, avec les rachats de Roff et plus récemment de IECISA en Espagne... Et si l’on ajoute des positions intéressantes en Afrique de l’Ouest et la construction en cours d’un pôle Europe de l’Est en Roumanie et en Pologne, on constate que GFI n’est plus « la plus grande des ESN françaises moyennes » mais caracole désormais non loin du Top 20 européen, et du top 10 des ESN d’origine européenne.

Donc, bravo au 4e mousquetaire de notre industrie des ESN ! Et bon vent pour la décennie qui s’ouvre…

 

Auteur : Jean-François Perret