Know Data Intelligence : le Cloud, premier allié de la data science et de la BI

Know Data Intelligence : le Cloud, premier allié de la data science et de la BI

Le Cloud doit désormais être une composante essentielle d’une stratégie de valorisation de la donnée. C’est l’un des principaux enseignements qui ressortent de la matinée « Know Data Intelligence », événement de teknowlogy Group qui s’est tenu la semaine dernière, en présence de nombreux utilisateurs et partenaires, consacré à un marché de la BI qui dépasse les 4 milliards d’euros en France (en croissance de 6,6% !). Parmi les autres bonnes pratiques à retenir, nous pouvons aussi citer un recours raisonné à la data science et la nécessité d’automatiser les choses au maximum, qu’on nomme cela intelligence artificielle ou non.

Une entreprise telle que Safran Aerosystems, par exemple, n’a pas de souci aujourd’hui à gérer son analytique dans le Cloud. Alain Maire, en charge de la maîtrise d’ouvrage des systèmes d’information du fabricant d’équipements aéronautiques, n’y voit que des avantages : étant donné que l’infrastructure est élastique et s’adapte en fonction des besoins, les métiers peuvent se concentrer sur le fonctionnel. En outre, le Cloud donne plus facilement la possibilité de mixer ses propres données avec des données externes.

Pour Philippe Périé, vice-président data science chez Ogury, la question ne se pose même pas : tous les outils de la start-up spécialisée dans la publicité sur mobile sont dans le Cloud. C’est un environnement idéal pour innover, dit-il, sachant que les outils évoluent très vite et sortent en priorité dans le Cloud. Autre bonus : quand il s’agit de recruter, un tel environnement est bien plus stimulant et attractif. De la même façon, Aymeric Marolleau, rédacteur en chef de la cellule Data & Lab du groupe de presse Mind, a exposé combien son activité est consubstantielle au Cloud : ce journaliste trouve des données brutes, les agrège, les transforme, et parvient ainsi à les valoriser et les revendre aux entreprises clientes du groupe. Durant la polémique récente entre Google et les éditeurs de presse, Mind a ainsi pu fournir des éléments factuels, concrets, sur les positions adoptées par chaque site de presse.

Le sujet de la data science a aussi mis en lumière l’intérêt du Cloud : Data & Lab parvient à réaliser ses analyses sans data scientist : la cellule fonctionne avec des journalistes qui connaissent la donnée, des techniciens pour coder et automatiser les requêtes et un ensemble d’outils disponibles dans le Cloud. Chez Ogury, les data scientists sont nombreux et travaillent avec les métiers et les data engineers, au sein de squads (suivant les méthodes agiles). Pour autant, Philippe Ogury souligne qu’on peut déjà faire beaucoup avec une approche analytique classique ; la data science permet d’optimiser les algorithmes pour gagner les quelques pourcents qui peuvent faire la différence. Quant à savoir si les outils logiciels, qui embarquent de plus en plus d’intelligence, pourront un jour permettre de se passer de data scientists, la réponse collective est négative : il faut de l’intelligence humaine pour appréhender les jeux de données, les outils sont là pour établir les flux de données et automatiser les algorithmes.

L’automatisation est aussi au centre du monde analytique aujourd’hui. D’abord en ce qui concerne l’accès aux informations pertinentes, avec des logiciels qui permettent de pousser aux utilisateurs les bonnes données (un retour en force du reporting après la vague de la BI self-service) mais aussi des recommandations contextualisées (analytique prescriptive). Lionel Yavorsky, fondateur de NewLogUp, aide ainsi un réseau d’experts-comptables à valoriser leurs services avec de la donnée pertinente auprès de leur réseau de clients pharmaciens. Ensuite, l’automatisation peut aussi se retrouver dans les nombreuses possibilités de déclenchement d’alertes, voire d’actions à prendre en fonction de l’évolution des données. C’est ce qui se passe chez Safran Aerosystems, par exemple, grâce à un système d’analyse en temps réel des donnés de production.

Cet événement, qui a aussi accueilli Birst, Board International, DigDash et Trifacta sur ses tables rondes, fait partie d’une série de conférences ouvertes aux utilisateurs de notre plateforme de contenus myteknow comme à toutes les entreprises utilisatrices de nouvelles technologies. Le prochain sera consacré au secteur public et se tiendra le mardi 3 décembre à l'Anticafé de la Station F. Inscrivez-vous ici pour y assister et participer au vote lors de notre concours de start-up !