Know secteur public : une transformation numérique bien entamée

Know secteur public : une transformation numérique bien entamée

Mutualisation, API, Cloud, big data, chatbots, RPA… Le secteur public a décidément bien entamé sa transformation numérique. Les échanges de notre matinée « Know Secteur Public », qui s’est tenue mardi 3 décembre à l’Anticafé de la Station F, l’ont bien montré. Entre les contraintes de réduction budgétaire, d’optimisation des performances et les exigences des citoyens et usagers, les DSI du public se sont emparés du sujet. Il reste bien sûr des freins, règlementaires (comment concilier le Cloud et les règles budgétaires ?), culturels (comment former, accompagner le changement ?), notamment, mais le chantier a bien avancé, à commencer par la dématérialisation.

C’est particulièrement flagrant dans les ministères financiers, grâce à l’AIFE, créée justement dans ce but. Pour Laurent Robillard, adjoint à la directrice à l’Agence pour l'informatique financière de l'Etat, il s’agit maintenant d’aller plus loin en reliant applications et systèmes. Cette interopérabilité n’est possible que par la mise à disposition d’une plateforme technique ouverte grâce à des API à destination des administrations et des fournisseurs. La plateforme vient gérer la phase de découverte, raccordement, surveillance, validation d’autorisation d’accès, ainsi que tous les éléments pour facturer l’utilisateur du service.

La dématérialisation et l’ouverture sont indispensables pour mettre en œuvre de l’automatisation. Pour Charles Juhel, directeur commercial chez Atol Conseils et développement, il faut dans un premier temps se pencher sur les métiers et leur manière de travailler, la manière dont on peut faire évoluer leurs méthodes. C’est en cela que l’automatisation facilite le travail des agents au quotidien. On observe même l’émergence de projets innovants tels que l’implémentation de RPA (robotics process automation), permettant de reproduire les actions à faible valeur ajoutée.

Une autre solution pour optimiser les coûts et libérer des ressources est de recourir à de la mutualisation, d’infrastructures informatiques et d’applications. Charles Juhel cite l’exemple de la ville de Bordeaux qui a mis en place une dématérialisation financière applicable à 36 communes alentour.

Malgré ces démarches positives, il reste tout de mêmes des zones d’ombre au tableau. Par exemple, les données restent encore très en silo, propres à chaque service, et sont donc ainsi sous-exploitées. C’est particulièrement vrai avec les données du personnel, souligne Michel Bridier, directeur de Virtualia (groupe HR Path). Le big data n’est donc pas encore de mise dans ce domaine. Il commence en revanche à poindre dans d’autres environnements. A l’AIFE, on essaye de construire une politique autour de la donnée. Laurent Robillard anime ainsi une communauté sur le sujet de l’open data, sur le partage et la gestion d’un référentiel en interne.

Mais l’obstacle principal n’est pas technique : sur l’ensemble de ces sujets, ce sont la culture et les mentalités qui doivent évoluer, ce qui nécessite un fort accompagnement au changement. Un point rappelé par Frédéric Leblan, Cloud Business Developer chez 3DS OUTSCALE. Il y a beaucoup d’attentes, dit-il, or choisir un cloud, le déployer, construire un catalogue de services qui ne soit pas trop complexe demande du savoir-faire, donc de la formation et de l’accompagnement. En tout cas, le public présent a bien fait comprendre qu’il n’attendait que cela, que les règles changent pour qu’il soit plus simple de recourir largement au Cloud (certifié, de confiance) et aux applications SaaS.

Cette matinée faisait partie du cycle de conférences know, qui réunit la communauté des utilisateurs de notre plateforme de contenus myteknow. teknowlogy Group a eu le plaisir d’être accompagné pour cette matinée d’Ephesoft, Atol CD, HR Path et 3DS OUTSCALE. C’est avec ce dernier que nous avons co-organisé un concours de start-up s’inscrivant dans la dynamique des « Smart city » - Station F oblige !